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Consolidation primaire et secondaire : comprendre le tassement des sols compressibles

La consolidation primaire et secondaire explique pourquoi un remblai construit sur argile molle peut continuer de tasser pendant des années, alors que le même ouvrage fondé sur sable se stabilise en quelques jours. Comprendre cette cinétique n’est pas un luxe théorique : les normes de calcul actuelles exigent de prévoir les déplacements du sol dans le temps pour vérifier qu’ils resteront acceptables pour l’ouvrage.

Dans l’article précédent, nous avons vu comment l’essai œdométrique mesure la compressibilité d’un sol — c’est-à-dire l’amplitude du tassement. Une question reste entière : combien de temps ce tassement va-t-il durer, et s’arrête-t-il vraiment un jour ? C’est tout l’objet de la distinction entre consolidation primaire et consolidation secondaire, que cet article développe avec la théorie de Terzaghi, un exemple de calcul complet et les exigences de l’Eurocode 7.


consolidation primaire et secondaire : courbe de tassement en fonction du temps avec identification de t100
Les trois phases du tassement d’un sol fin saturé sous charge constante. La consolidation primaire s’achève à t100. Source : geotechniquehse.com (d’après TI C214).

Qu’est-ce que la consolidation d’un sol ?

La consolidation est la diminution progressive du volume d’un sol fin saturé sous une charge constante, au fur et à mesure que l’eau interstitielle s’évacue. La charge, d’abord supportée par l’eau, se transfère peu à peu au squelette solide : les surpressions interstitielles se dissipent et les contraintes effectives augmentent, à une vitesse limitée par la perméabilité du sol.

Ce mécanisme découle directement du principe des contraintes effectives de Terzaghi (σ′ = σ − u). Dans un sable, l’eau s’évacue presque instantanément : le tassement est immédiat. Dans une argile saturée, dont la perméabilité est très faible, l’évacuation peut prendre des mois, voire des dizaines d’années.

💡 L’analogie du ressort et du piston

Imaginez un ressort (le squelette du sol) immergé dans un cylindre d’eau fermé par un piston percé d’un trou minuscule (la perméabilité). À l’application de la charge, c’est l’eau qui encaisse tout — le ressort ne sent rien. À mesure que l’eau s’échappe par le trou, la charge se transfère au ressort, qui se comprime. La vitesse du phénomène ne dépend pas de la raideur du ressort, mais de la taille du trou.

Quelle est la différence entre consolidation primaire et consolidation secondaire ?

La consolidation primaire correspond à la dissipation des surpressions interstitielles : le tassement est piloté par l’évacuation de l’eau. La consolidation secondaire (ou fluage) se poursuit après cette dissipation : le squelette solide continue de se réarranger lentement sous contrainte effective constante. La première se calcule par la théorie de Terzaghi ; la seconde se caractérise par l’indice de fluage Cαe.

Sur la courbe de tassement en fonction du logarithme du temps, on distingue trois parties successives :

PhaseMécanismeDurée typique (éprouvette œdométrique)
Compression initialeRéarrangement quasi instantané à l’application de la chargeImmédiate
Consolidation primaireDissipation de la pression interstitielle, transfert de charge à l’effectifGénéralement achevée en moins de 24 h (t100)
Compression secondaireFluage du squelette à contrainte effective constanteSe poursuit indéfiniment à vitesse décroissante

La frontière conventionnelle entre les deux régimes est le temps t100, déterminé graphiquement à l’intersection de la tangente au point d’inflexion de la courbe et de l’asymptote de sa partie finale. En pratique de laboratoire, la consolidation primaire est le phénomène prépondérant.

ℹ️ Bon à savoir

Le tassement total d’un ouvrage se décompose classiquement en quatre termes : s = si + sc + sα + slat — tassement instantané, tassement de consolidation, compression secondaire et effet des déplacements latéraux. Le terme de consolidation sc constitue en général la majeure partie du total ; mais dans les sols très organiques comme les tourbes, la compression secondaire sα ne peut plus être négligée (TI C214).

Comment la théorie de Terzaghi décrit-elle la consolidation primaire ?

La théorie de la consolidation unidimensionnelle, proposée par Terzaghi au début du XXe siècle, décrit la dissipation des surpressions interstitielles dans une couche où déformations et écoulements sont uniquement verticaux, sous une charge appliquée instantanément. Malgré des hypothèses simplificatrices, elle reste la référence des calculs de consolidation, car elle représente correctement le phénomène observé dans les sols saturés compressibles.

ƒx

Équation de la consolidation 1D

Théorie de Terzaghi


Équation

cv ·∂²u∂z²=∂u∂t(1)

i À retenir


L’équation relie la variation de surpression interstitielle u dans le temps à sa répartition en profondeur.

Le coefficient cv regroupe perméabilité et compressibilité : il gouverne la vitesse du phénomène.

Notations

uSurpression interstitiellePa
zProfondeur (cote verticale)m
tTempss
cvCoefficient de consolidation verticalem²/s

geotechniquehse.com

La résolution de cette équation s’exprime avec deux grandeurs sans dimension : le degré de consolidation Uv (pourcentage du tassement final atteint) et le facteur temps Tv.

ƒx

Facteur temps

Consolidation unidimensionnelle


Équation

Tv =cv · t(2)

i À retenir


Erreur n°1 des débutants : H est l’épaisseur de la couche si elle n’est drainée que d’un côté, mais la demi-épaisseur si elle est drainée par ses deux faces.

Le temps varie en : doubler la distance de drainage multiplie la durée par quatre.

Notations

TvFacteur temps
HDistance de drainagem
tTemps écoulés

geotechniquehse.com

Quelques couples de valeurs à retenir (solution de Terzaghi, TI C214) :

Degré de consolidation UvFacteur temps Tv
30 %≈ 0,071
50 %0,197
70 %≈ 0,403
90 %0,848
98 %≈ 1,500

⚠️ Attention

Le temps de consolidation varie comme le carré de la distance de drainage (t = Tv·H²/cv). Doubler l’épaisseur drainante d’une couche multiplie la durée par quatre. C’est ce facteur H² qui justifie économiquement les drains verticaux et le préchargement sur sols compressibles.

distance de drainage H pour le calcul de consolidation : drainage simple et drainage double
La distance de drainage H est l’épaisseur totale en drainage simple, la demi-épaisseur en drainage double. Source : geotechniquehse.com.

Comment calculer le temps de tassement d’une couche d’argile ?

Le temps nécessaire pour atteindre un degré de consolidation donné s’obtient en trois étapes : déterminer cv (essai œdométrique), identifier les conditions de drainage (H), puis appliquer t = Tv·H²/cv. L’exemple suivant illustre la démarche complète sur un cas représentatif.

🏗️ Exemple chiffré — remblai routier sur argile molle

Contexte : un remblai est construit sur une couche d’argile molle saturée, normalement consolidée, de 6 m d’épaisseur (classe A3/A4 au sens du GTR, typique des plaines alluviales françaises), comprise entre une couche drainante en surface et un substratum sablo-graveleux perméable — donc drainage double : H = 3 m. Mission géotechnique G2, catégorie géotechnique 2.

ParamètreValeurSource
Épaisseur de la couche6 mSondages (G2)
Conditions de drainageDouble face → H = 3 mCoupe géotechnique + piézométrie
cv2 × 10⁻⁸ m²/sEssais œdométriques (ordre de grandeur des argiles molles françaises, TI C214)

Étape 1 — 50 % de consolidation (Tv = 0,197) :
t₅₀ = 0,197 × 3² / (2 × 10⁻⁸) ≈ 8,9 × 10⁷ s ≈ 2,8 ans

Étape 2 — 90 % de consolidation (Tv = 0,848) :
t₉₀ = 0,848 × 3² / (2 × 10⁻⁸) ≈ 3,8 × 10⁸ s ≈ 12 ans

Étape 3 — sensibilité au drainage : si le substratum s’avérait imperméable (drainage simple, H = 6 m), t₉₀ ≈ 0,848 × 36 / (2 × 10⁻⁸) ≈ 48 ans. Le simple doute sur la perméabilité du substratum multiplie la durée par quatre — d’où l’importance des mesures piézométriques en reconnaissance.

Décision d’ingénieur : 12 ans est incompatible avec un planning routier. Les solutions classiques sont le préchargement avec surcharge temporaire et/ou les drains verticaux, qui réduisent la distance de drainage et donc le temps par effet H². L’amplitude du tassement, elle, se calcule à partir de la courbe œdométrique — démarche détaillée dans notre article sur la compressibilité des sols. (Valeurs illustratives — à recalculer avec les paramètres réels du site.)

Comment déterminer le coefficient de consolidation cv au laboratoire ?

Le coefficient cv se détermine à partir des courbes de consolidation mesurées sous chaque palier de l’essai œdométrique, réalisé aujourd’hui selon la norme NF EN ISO 17892-5. Deux constructions graphiques sont utilisées : la méthode de Casagrande (t₅₀, échelle log t) et la méthode de Taylor (t₉₀, échelle √t), cette dernière étant recommandée par la méthode d’essai LPC n°13.

ƒx

Coefficient de consolidation cv

NF EN ISO 17892-5 — méthodes de dépouillement


Équations

cv =0,197 · H²t₅₀Casagrande
ou
cv =0,848 · H²t₉₀Taylor

i À retenir


H est ici la distance de drainage de l’éprouvette (demi-hauteur si drainage haut et bas, cas courant).

La méthode de Taylor (√t) est recommandée par la méthode LPC n°13.

Notations

cvCoefficient de consolidation verticalem²/s
t₅₀Temps pour 50 % de consolidation (courbe log t)s
t₉₀Temps pour 90 % de consolidation (courbe √t)s
HDistance de drainage de l’éprouvettem

geotechniquehse.com

Ordres de grandeur mesurés sur sols français (TI C214) :

Type de solOriginecv (m²/s)
TourbeCaen10⁻⁷
Argile vasarde très plastiquePalavas10⁻⁸
Argile molle très plastiqueLanester0,8 × 10⁻⁸
Argile molle organiqueCubzac-les-Ponts10⁻⁷
Limon argileuxPlaine de l’Aude5 × 10⁻⁷
LimonOrly5 × 10⁻⁶

Le mode opératoire complet de l’essai, le matériel et l’exploitation des courbes sont détaillés dans notre article dédié à l’essai de consolidation œdométrique — nous n’y revenons pas ici. Notez simplement que l’essai classique par paliers dure deux à trois semaines, et que ses prévisions de tassement sont jugées fiables à 10 ou 20 % près par rapport aux observations de terrain (TI C214) — une précision remarquable pour la géotechnique.

Qu’est-ce que le fluage des sols et quand devient-il critique ?

Le fluage (consolidation secondaire) est la poursuite du tassement après dissipation complète des surpressions interstitielles, sous contrainte effective constante. Il se caractérise par l’indice de fluage Cαe, pente de la courbe indice des vides–logarithme du temps au-delà de t100. Il est négligeable dans les sables, sensible dans les argiles, et déterminant dans les tourbes et sols organiques.

ƒx

Tassement de compression secondaire

Indice de fluage


Équation

sα =Cαe · H1 + e₀· lgtt₁₀₀(3)

i À retenir


Cαe se mesure après t₁₀₀ (surpressions dissipées).

Corrélation de Mesri : Cα/Cc ≈ 0,04 ± 0,01 (argiles inorganiques), 0,05 ± 0,01 (sols organiques) — à caler sur essais réels.

Notations

sαTassement de compression secondairem
CαeIndice de fluage = Δe / Δlg t
HÉpaisseur de la couchem
e₀Indice des vides initial
t₁₀₀Temps de fin de consolidation primaires

geotechniquehse.com

Pour estimer l’ordre de grandeur de Cαe lorsque des essais de longue durée manquent, les corrélations de Mesri & Godlewski (1977) indiquent que le rapport Cα/Cc reste remarquablement stable pour une même famille de sols : environ 0,04 ± 0,01 pour la plupart des argiles inorganiques, et 0,05 ± 0,01 pour les sols organiques — des ordres de grandeur à caler impérativement sur des essais réels dès que l’enjeu le justifie.

🔴 Important — le cas des tourbes

Dans les tourbes et argiles très organiques, la compression secondaire peut représenter une part majeure du tassement total et se poursuivre pendant des décennies. Un dimensionnement qui l’ignore expose l’ouvrage à des tassements différentiels tardifs, apparaissant des années après la réception — typiquement des désordres de voirie ou de réseaux sur remblais compressibles.

Que disent l’Eurocode 7 et les normes NF sur la consolidation ?

La consolidation relève des états limites de service (ELS) de l’Eurocode 7 : la norme NF EN 1997-1 impose de vérifier que l’effet des actions Ed — ici le tassement, y compris sa composante différée — reste inférieur ou égal à la valeur limite de service Cd fixée pour l’ouvrage (critère Ed ≤ Cd, §2.4.8). Contrairement aux vérifications de portance, il ne s’agit pas d’un critère de rupture mais d’aptitude au service.

📋 NF EN ISO 17892-5 (2017) — Reconnaissance et essais géotechniques : essai de chargement par paliers à l’œdomètre. C’est la norme européenne actuelle qui encadre la détermination des paramètres de compressibilité et de consolidation en laboratoire ; elle remplace les anciennes procédures françaises (XP P 94-090-1).

🔗 Source officielle ISO 17892-5
📋 NF EN 1997-1 — §2.4.8, §6.6 et annexe H — Le §6.6 traite spécifiquement des tassements des fondations superficielles (composantes immédiate et différée). L’annexe H (informative) fournit des repères de déformations admissibles : rotations relatives acceptables de l’ordre de 1/2000 à 1/300 en service, une rotation relative d’environ 1/150 étant susceptible de provoquer un état limite ultime ; des tassements totaux atteignant 50 mm sont souvent acceptables pour des fondations isolées.

🔗 Source officielle Eurocode 7 (EN 1997-1)

Ces seuils recoupent les repères de dommages classiques de la littérature : premières fissures dans les murs panneaux vers une distorsion de 1/300, désordres sensibles vers 1/500 à 1/600 pour les structures les plus rigides (TI C214). Le choix du seuil applicable relève du projet — il se fixe avec la structure, pas après coup. Pour resituer ces vérifications dans la logique générale de la norme, consultez notre guide complet de l’Eurocode 7 et l’article sur les états limites ELU et ELS.

ℹ️ Bon à savoir — la 2ᵉ génération de l’Eurocode 7

Une nouvelle génération de l’Eurocode 7 (EN 1997 parties 1, 2 et 3) a été publiée au niveau européen en 2024-2025 et entre dans une période de coexistence avec la version actuelle. En France, la première génération (NF EN 1997-1 et son annexe nationale) reste la référence contractuelle tant que les annexes nationales de la nouvelle génération ne sont pas publiées. Les principes exposés ici (vérification ELS, prévision des tassements différés) demeurent inchangés sur le fond.

démarche de vérification de la consolidation selon l'Eurocode 7 : de l'essai œdométrique au critère ELS
De l’essai œdométrique (NF EN ISO 17892-5) au critère de service Ed ≤ Cd. Source : geotechniquehse.com.

[IMAGE 3 — Logigramme « consolidation dans un projet » : essai 17892-5 → cv, Cαe → t = Tv·H²/cv → comparaison au seuil Cd (annexe H) → solution si dépassement (préchargement/drains). Alt : « démarche de vérification de la consolidation selon l’Eurocode 7 : de l’essai œdométrique au critère ELS » Titre : Vérification ELS de la consolidation selon NF EN 1997-1 Légende : De l’essai œdométrique (NF EN ISO 17892-5) au critère de service Ed ≤ Cd. Source : geotechniquehse.com.]

FAQ — Consolidation primaire et secondaire

Quelle est la différence entre consolidation primaire et secondaire ?

La consolidation primaire est le tassement dû à la dissipation des surpressions interstitielles (l’eau s’évacue, la charge se transfère au squelette). La consolidation secondaire, ou fluage, se poursuit après cette dissipation : le squelette se réarrange lentement à contrainte effective constante. La première se calcule avec la théorie de Terzaghi, la seconde avec l’indice de fluage Cαe.

Combien de temps dure la consolidation d’un sol argileux ?

De quelques mois à plusieurs dizaines d’années selon l’épaisseur de la couche, sa perméabilité et ses conditions de drainage. Le temps varie comme le carré de la distance de drainage : une couche d’argile molle de 6 m drainée sur ses deux faces atteint 90 % de consolidation en une douzaine d’années environ (cv ≈ 10⁻⁸ m²/s) — quatre fois plus si elle n’est drainée que d’un côté.

Comment calcule-t-on le degré de consolidation ?

Par la théorie de Terzaghi : on calcule le facteur temps Tv = cv·t/H², puis on lit le degré de consolidation Uv correspondant dans la solution de l’équation (Tv = 0,197 pour 50 %, Tv = 0,848 pour 90 %).

Qu’est-ce que le coefficient de consolidation cv ?

C’est le paramètre qui gouverne la vitesse de consolidation d’un sol (en m²/s). Il regroupe la perméabilité et la compressibilité, et se mesure sur les courbes de l’essai œdométrique (méthodes de Casagrande ou de Taylor). Les sols fins ont des cv entre 10⁻⁶ et 10⁻⁹ m²/s.

Comment accélérer la consolidation d’un sol compressible ?

Principalement en réduisant la distance de drainage (drains verticaux) et/ou en augmentant temporairement la charge (préchargement, éventuellement sous vide). Comme le temps varie en H², diviser la distance de drainage par deux divise la durée par quatre.

La consolidation secondaire concerne-t-elle tous les sols ?

Non. Elle est négligeable dans les sables et graviers, modérée dans la plupart des argiles inorganiques (Cα/Cc ≈ 0,04), mais devient déterminante dans les tourbes et sols organiques, où elle peut dominer le tassement à long terme.

Conclusion

Retenez l’essentiel :

  • La consolidation primaire est un problème d’écoulement (dissipation de u), le fluage un problème de squelette (réarrangement à σ′ constant).
  • Le temps de consolidation se calcule par t = Tv·H²/cv — et il varie comme le carré de la distance de drainage.
  • cv se mesure à l’œdomètre (NF EN ISO 17892-5) par les méthodes de Casagrande ou Taylor.
  • Le fluage Cαe est incontournable dans les tourbes et sols organiques.
  • La vérification relève des ELS de l’Eurocode 7 : Ed ≤ Cd, avec les repères de l’annexe H.

Vous savez désormais quand le sol tasse et à quelle vitesse. La suite logique du parcours : passer de la cinétique à la prévision complète des tassements d’un ouvrage — décomposition en couches, calcul des suppléments de contraintes et cumul des termes. C’est l’objet du prochain article de ce module ; en attendant, l’application aux fondations est déjà traitée dans notre guide du calcul des fondations superficielles.