Guide technique : Les essais du béton – destructifs et non destructifs

Le béton est le matériau de construction le plus utilisé au monde. Sa qualité et ses propriétés sont essentielles pour garantir la sécurité et la durabilité des ouvrages de génie civil. C’est pourquoi les essais sur béton, qu’ils soient destructifs ou non destructifs, jouent un rôle crucial dans le contrôle qualité et l’évaluation des structures en béton.

Ce guide technique complet vise à présenter en détail les différents types d’essais réalisés sur le béton, leurs principes, leur mise en œuvre et leur interprétation. Il s’adresse aux élèves ingénieurs et aux professionnels du génie civil souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine essentiel.

Définition et importance des essais béton

Les essais sur béton regroupent un ensemble de techniques permettant de caractériser les propriétés du béton à l’état frais et durci. Ils visent trois objectifs principaux :

  • Évaluer la résistance mécanique du béton (compression, traction, flexion)
  • Mesurer sa durabilité face aux agressions environnementales
  • Contrôler son homogénéité et sa qualité de mise en œuvre

Ces essais sont indispensables pour :

  • Vérifier la conformité du béton aux spécifications du projet
  • Optimiser les formulations de béton
  • Diagnostiquer l’état des structures existantes
  • Prédire le comportement à long terme des ouvrages

Les deux grandes familles d’essais sur béton

On distingue deux catégories d’essais sur béton :

#1. Les essais destructifs de béton

  • Nécessitent le prélèvement d’échantillons ou d’éprouvettes
  • Permettent une mesure directe et précise des propriétés mécaniques
  • Sont réalisés en laboratoire selon des protocoles normalisés
  • Exemples : essai de compression, essai de fendage

#2. Les essais non destructifs de béton

  • Peuvent être réalisés directement sur l’ouvrage sans l’endommager
  • Fournissent des mesures indirectes nécessitant une interprétation
  • Permettent un contrôle rapide et économique sur de grandes surfaces
  • Exemples : scléromètre, ultrasons

Cadre réglementaire

En France, les essais sur béton sont encadrés par un ensemble de normes, dont les principales sont :

  • NF EN 12350 : Essais pour béton frais
  • NF EN 12390 : Essais pour béton durci
  • NF EN 13791 : Évaluation de la résistance à la compression sur site

Ces normes définissent les protocoles d’essai, le matériel à utiliser et les critères d’interprétation des résultats.

Partie 1 : Les essais destructifs de béton

Chapitre 1 : Les essais sur béton frais

Les essais sur béton frais

Objectifs des essais sur béton frais

Les essais sur béton frais visent à contrôler les propriétés du béton avant sa prise et son durcissement. Ils permettent de :

  • Vérifier la consistance du béton et son aptitude à la mise en place
  • Contrôler son homogénéité et l’absence de ségrégation
  • Mesurer sa teneur en air pour évaluer sa résistance au gel-dégel

#1. Essai d’affaissement au cône d’Abrams

Essai d'affaissement au cône d'Abrams

Principe : Mesurer l’affaissement d’un échantillon de béton frais sous son propre poids.

Matériel :

  • Cône d’Abrams (h = 30 cm, Ø base = 20 cm, Ø sommet = 10 cm)
  • Tige de piquage
  • Règle graduée

Procédure :

  1. Remplir le cône en 3 couches, chacune piquée 25 fois
  2. Araser la surface et soulever le cône verticalement
  3. Mesurer l’affaissement du béton par rapport à la hauteur initiale

Interprétation :

  • Affaissement < 4 cm : béton ferme
  • 4 cm < Affaissement < 16 cm : béton plastique
  • Affaissement > 16 cm : béton fluide

#2. Essai d’étalement à la table à chocs

Essai d'étalement à la table à chocs

Principe : Mesurer l’étalement d’une galette de béton soumise à des chocs normalisés.

Matériel :

  • Table à chocs normalisée
  • Cône tronqué (h = 20 cm, Ø base = 20 cm, Ø sommet = 13 cm)
  • Mètre ruban

Procédure :

  1. Remplir le cône posé au centre de la table
  2. Soulever le cône et appliquer 15 chocs en 15 secondes
  3. Mesurer le diamètre de la galette dans deux directions perpendiculaires

Interprétation :

  • Étalement < 35 cm : béton ferme
  • 35 cm < Étalement < 60 cm : béton plastique
  • Étalement > 60 cm : béton fluide

#3. Essai de teneur en air

Principe : Mesurer le volume d’air occlus dans le béton frais par une méthode pressiométrique.

Matériel :

  • Aéromètre à béton normalisé
  • Tige de piquage

Procédure :

  1. Remplir l’aéromètre de béton en 3 couches piquées
  2. Fermer hermétiquement et remplir d’eau l’espace au-dessus du béton
  3. Appliquer une pression d’air et mesurer la variation de volume

Interprétation :

  • Teneur en air usuelle : 2 à 5%
  • Une teneur > 5% peut affecter la résistance mécanique
  • Une teneur < 4% est insuffisante pour la résistance au gel-dégel

Chapitre 2 : Les essais sur béton durci

Objectifs des essais sur béton durci

Les essais sur béton durci permettent de :

  • Mesurer les résistances mécaniques (compression, traction, flexion)
  • Évaluer la durabilité face aux agressions environnementales
  • Caractériser les propriétés physiques (masse volumique, porosité)

#4. Essai de compression uniaxiale sur béton durci

Essai de compression uniaxiale

Principe : Soumettre une éprouvette à un effort de compression croissant jusqu’à la rupture.

Matériel :

  • Presse hydraulique (capacité > 3000 kN)
  • Éprouvettes cylindriques (Ø 16 cm, h = 32 cm) ou cubiques (15x15x15 cm)

Procédure :

  1. Rectifier les faces d’appui de l’éprouvette
  2. Centrer l’éprouvette sur le plateau de la presse
  3. Appliquer un chargement à vitesse constante (0,5 MPa/s)
  4. Enregistrer la force maximale à la rupture

Calcul : Résistance = Force max / Section de l’éprouvette

Exemple :

  • Force max = 800 kN
  • Section = π x (0,16/2)² = 0,0201 m²
  • Résistance = 800 / 0,0201 = 39,8 MPa

#5. Essai de fendage (traction indirecte) sur béton durci

Principe : Appliquer un effort de compression selon deux génératrices opposées d’une éprouvette cylindrique.

Matériel :

  • Presse hydraulique
  • Éprouvettes cylindriques (Ø 16 cm, h = 32 cm)
  • Bandes de contreplaqué

Procédure :

  1. Positionner l’éprouvette horizontalement entre les plateaux de la presse
  2. Interposer des bandes de contreplaqué
  3. Appliquer un chargement à vitesse constante jusqu’à la rupture

Calcul : Résistance = 2 x Force max / (π x Diamètre x Hauteur)

Exemple :

  • Force max = 250 kN
  • Diamètre = 0,16 m, Hauteur = 0,32 m
  • Résistance = 2 x 250 / (π x 0,16 x 0,32) = 3,1 MPa

#6. Essai de flexion 3 points sur béton durci

Essai de flexion 3 points sur beton durci

Principe : Soumettre une éprouvette prismatique à un effort de flexion jusqu’à la rupture.

Matériel :

  • Presse équipée d’un dispositif de flexion
  • Éprouvettes prismatiques (10x10x40 cm)

Procédure :

  1. Positionner l’éprouvette sur deux appuis distants de 30 cm
  2. Appliquer une charge au centre de la portée
  3. Augmenter la charge jusqu’à la rupture

Calcul : Résistance = (3 x Force max x Distance entre appuis) / (2 x Largeur x Hauteur²)

Exemple :

  • Force max = 15 kN
  • Distance entre appuis = 0,3 m
  • Section 10×10 cm
  • Résistance = (3 x 15 x 0,3) / (2 x 0,1 x 0,1²) = 6,75 MPa

#7. Essais de durabilité

Pénétration d’eau sous pression (NF EN 12390-8)

  • Mesure la profondeur de pénétration d’eau sous une pression de 5 bars pendant 72h
  • Indicateur de la perméabilité du béton

Résistance au gel-dégel (NF P 18-424)

  • Soumet des éprouvettes à des cycles répétés de gel (-20°C) et dégel (+20°C)
  • Mesure l’évolution des propriétés mécaniques et de la masse

Carbonatation accélérée (XP P 18-458)

  • Expose le béton à une atmosphère enrichie en CO2 (50%)
  • Mesure la profondeur de carbonatation par pulvérisation de phénolphtaléine

Pénétration des chlorures (NT Build 492)

  • Mesure la diffusion des ions chlorures sous l’effet d’un champ électrique
  • Indicateur de la résistance aux environnements marins

Chapitre 3 : Préparation des éprouvettes béton et interprétation des résultats

Préparation des éprouvettes béton

Le choix et la préparation des éprouvettes sont cruciaux pour la fiabilité des résultats :

Preparation des eprouvettes beton 1

Choix du type d’éprouvette

  • Cylindres 16×32 cm : standard pour la compression et le fendage
  • Cubes 15x15x15 cm : alternative pour la compression (résultats ~20% supérieurs)
  • Prismes 10x10x40 cm : pour les essais de flexion

Prélèvement des carottes sur ouvrages existants :

  • Utiliser une carotteuse diamantée
  • Éviter les zones d’armatures
  • Respecter un rapport hauteur/diamètre ≥ 2

Conservation et conditionnement :

  • Cure humide (>95% HR) pendant 28 jours pour les éprouvettes moulées
  • Immersion 48h avant l’essai pour les carottes prélevées

Interprétation des résultats

Limites de validité

  • Vérifier la conformité du mode de rupture
  • Écarter les résultats aberrants (test de Dixon)

Corrélations entre essais

  • Résistance en traction ≈ 0,1 x Résistance en compression
  • Résistance en flexion ≈ 0,15 x Résistance en compression

Influence des facteurs environnementaux 

  • Température : +1°C → +4% de résistance à 28 jours
  • Humidité : cure sèche → -10 à -20% de résistance

Partie 2 : Les essais non destructifs de béton

Chapitre 4 : Principes généraux des essais non destructifs de béton

Avantages des essais non destructifs de béton

  • Rapidité : Possibilité de tester un grand nombre de points en peu de temps
  • Économie : Pas de prélèvement ni de réparation nécessaires
  • Non – invasif : Préservation de l’intégrité de la structure
  • Répétabilité : Suivi possible de l’évolution dans le temps

Limites des essais non destructifs de béton

  1. Mesures indirectes nécessitant une interprétation
  2. Précision généralement inférieure aux essais destructifs
  3. Influence de nombreux paramètres (humidité, carbonatation, etc.)
  4. Nécessité d’une calibration sur le béton testé

Méthodes d’essais non destructifs

  1. Propagation d’ondes : Ultrasons, impact-écho
  2. Mesure de dureté : Scléromètre, pistolage
  3. Résistance électrique : Résistivité, potentiel de corrosion
  4. Méthodes électromagnétiques : Radar, courants de Foucault

Chapitre 5 : Les principaux essais non destructifs du béton

#1. Essai non destructif du béton : Scléromètre (ou marteau de Schmidt)

Scléromètre (ou marteau de Schmidt)

Principe : Mesurer le rebond d’une masse projetée sur la surface du béton

Matériel :

  • Scléromètre normalisé
  • Pierre abrasive pour la préparation de surface

Procédure :

  1. Préparer une zone plane et lisse de 30×30 cm
  2. Réaliser au moins 9 impacts espacés de 2,5 cm
  3. Calculer la moyenne des rebonds en excluant les valeurs extrêmes

Interprétation :

  • Utiliser des abaques de corrélation rebond/résistance
  • Précision : ±25% sur la résistance estimée

Avantages :

  • Très rapide et simple d’utilisation
  • Permet de cartographier l’homogénéité d’un ouvrage

Limites :

  • Mesure superficielle (2-3 cm de profondeur)
  • Sensible à la carbonatation et à l’humidité de surface

#2. Essai non destructif du béton : Ultrasons

Ultrasons essais non destructifs du béton

Principe : Mesurer la vitesse de propagation d’ondes ultrasonores dans le béton

Matériel :

  • Générateur d’impulsions ultrasonores
  • Transducteurs émetteur et récepteur
  • Gel de couplage

Procédure :

  1. Calibrer l’appareil avec une tige étalon
  2. Appliquer du gel de couplage sur les transducteurs
  3. Mesurer le temps de transit entre émetteur et récepteur

Interprétation :

  • Vitesse = Distance / Temps de transit
  • Utiliser des courbes de corrélation vitesse/ résistance

Exemple de calcul :

  • Distance entre transducteurs : 30 cm
  • Temps de transit mesuré : 70 μs
  • Vitesse = 300 / 0,000070 = 4286 m/s
  • Selon une courbe de corrélation type, cela correspondrait à une résistance d’environ 35 MPa

Avantages :

  • Permet d’ausculter l’intérieur de la structure
  • Sensible aux défauts internes (fissures, nids d’abeilles)

Limites :

  • Nécessite un accès aux deux faces de l’élément testé
  • Influencé par la teneur en eau et les armatures

#3. Essai non destructif du béton : Résistance électrique

Principe : Mesurer la résistivité électrique du béton, liée à sa porosité et son degré de saturation

Matériel :

  • Résistivimètre à 4 électrodes (sonde Wenner)
  • Solution conductrice

Procédure :

  1. Humidifier légèrement la surface du béton
  2. Appliquer la sonde perpendiculairement à la surface
  3. Effectuer plusieurs mesures en faisant pivoter la sonde de 90°

Interprétation :

  • Résistivité faible (<10 kΩ.cm) : béton très poreux ou saturé
  • Résistivité élevée (>20 kΩ.cm) : béton compact ou sec

Avantages :

  • Rapide et simple à mettre en œuvre
  • Indicateur de la durabilité du béton

Limites :

  • Mesure superficielle (quelques cm de profondeur)
  • Fortement influencée par l’humidité du béton

Autres méthodes & Essais non destructifs du béton

Thermographie infrarouge

  • Détecte les variations de température en surface
  • Utile pour localiser les défauts, vides ou infiltrations d’eau

Radar (ou GPR – Ground Penetrating Radar) 

  • Utilise la réflexion d’ondes électromagnétiques
  • Permet de localiser les armatures et estimer l’épaisseur des structures

Impact-écho

  • Analyse la réponse du béton à un impact mécanique
  • Efficace pour détecter les délaminations et mesurer les épaisseurs

Chapitre 6 : Interprétation des résultats et applications

Corrélation entre essais destructifs et non destructifs

Pour obtenir des résultats fiables, il est essentiel d’établir des corrélations entre les essais non destructifs et les résistances réelles mesurées par essais destructifs :

  1. Réaliser des essais non destructifs sur un échantillon représentatif
  2. Prélever des carottes aux mêmes emplacements
  3. Effectuer des essais de compression sur ces carottes
  4. Établir une courbe de corrélation spécifique au béton testé

Exemple : Pour un béton donné, on obtient la corrélation suivante entre la vitesse des ultrasons (V en m/s) et la résistance en compression (R en MPa) :

R = 0,0518 V – 185,7

Avec un coefficient de détermination R² = 0,92

Applications des essais non destructifs de béton

Contrôle de la qualité en cours d’ouvrage

  • Vérification de l’homogénéité du bétonnage
  • Suivi de l’évolution de la résistance au jeune âge

Réévaluation de la résistance des structures existantes

  • Diagnostic avant réhabilitation
  • Vérification après un incendie ou un séisme

Localisation des défauts

  • Détection des fissures, vides ou nids de cailloux
  • Cartographie des zones dégradées (carbonatation, chloruration)

Estimation de la durabilité 

  • Mesure de l’enrobage des armatures
  • Évaluation de la porosité et de la perméabilité

Limites d’interprétation

Malgré leurs avantages, les essais non destructifs présentent certaines limites d’interprétation :

  • Incertitude de mesure : La précision est généralement de l’ordre de ±20% sur l’estimation de la résistance
  • Influence des paramètres externes : L’humidité, la carbonatation ou la présence d’armatures peuvent fausser les résultats
  • Représentativité : Les mesures sont souvent superficielles et peuvent ne pas refléter les propriétés du cœur de la structure
  • Nécessité de combiner plusieurs méthodes : Une seule technique ne suffit généralement pas pour un diagnostic complet

Conclusion

Les essais sur béton, qu’ils soient destructifs ou non destructifs, sont des outils indispensables pour garantir la qualité et la durabilité des ouvrages en béton. Chaque type d’essai présente des avantages et des limites :

  • Essais destructifs : Précis mais coûteux et limités en nombre
  • Essais non destructifs : Rapides et économiques mais nécessitant une interprétation prudente

Choix des essais en fonction des objectifs

Le choix des essais dépend des objectifs du contrôle ou du diagnostic :

  • Pour le contrôle de conformité d’un béton neuf : essais de compression sur éprouvettes moulées
  • Pour l’évaluation d’un ouvrage existant : combinaison d’essais non destructifs et de carottages ciblés
  • Pour la détection de défauts : méthodes ultrasonores ou radar
  • Pour le suivi de la durabilité : mesures de résistivité et de carbonatation

En conclusion, la maîtrise des différentes techniques d’essais sur béton est essentielle pour tout ingénieur en génie civil. Elle permet d’assurer la qualité des ouvrages neufs et de garantir la sécurité des structures existantes. La combinaison judicieuse des méthodes destructives et non destructives offre une approche complète et efficace pour caractériser les propriétés du béton à toutes les étapes de la vie d’un ouvrage.

FAQ sur les essais sur le béton

Quels sont les essais sur le béton ?

Les principaux essais sur le béton incluent :

  • Essais de résistance : compression, traction, flexion
  • Essais de durabilité : résistance au gel, réaction aux sulfates, carbonatation
  • Essais sur béton frais : affaissement, teneur en air
  • Essais non destructifs : scléromètre, ultrasons
  • Essais de structure : gonflement, retrait, fissuration

Ces essais permettent d’évaluer la qualité du béton, sa résistance mécanique et sa durabilité face aux agressions environnementales. Ils sont réalisés conformément aux normes NF en vigueur et peuvent être effectués en laboratoire ou sur site.

Comment tester le béton ?

Pour tester le béton, on peut procéder à des essais destructifs et non destructifs :

  1. Essais destructifs :
    • Confection d’éprouvettes pour essais de compression, flexion, traction
    • Prélèvement de carottes sur ouvrages existants
  2. Essais non destructifs :
    • Scléromètre pour la dureté de surface
    • Ultrasons pour détecter les fissures internes
    • Mesure de la résistivité électrique
  3. Essais de durabilité :
    • Résistance au gel-dégel
    • Pénétration des chlorures
    • Réaction sulfatique interne

La combinaison de ces méthodes permet d’évaluer la résistance du béton, sa qualité et sa durabilité.

Comment faire analyser du béton ?

Pour faire analyser du béton, suivez ces étapes :

  1. Contactez un laboratoire spécialisé comme GEOS Laboratories France.
  2. Définissez les objectifs de l’analyse : contrôle qualité, recherche de pathologies, évaluation structurelle.
  3. Choisissez les essais appropriés : résistance, durabilité, composition.
  4. Prélevez des échantillons ou réalisez des essais in situ selon les recommandations du laboratoire.
  5. Envoyez les échantillons au laboratoire ou organisez une intervention sur site.
  6. Le laboratoire effectuera les essais et vous fournira un rapport détaillé.

N’hésitez pas à demander l’expertise du laboratoire pour interpréter les résultats et définir les actions à entreprendre.

Quels sont les différents contrôles qui doivent être effectués sur le béton ?

Les contrôles essentiels à effectuer sur le béton sont :

  1. Sur béton frais :
    • Consistance (essai d’affaissement)
    • Teneur en air (pour résistance au gel)
    • Température
  2. Sur béton durci :
    • Résistance à la compression (essai fondamental)
    • Résistance à la traction et flexion (si nécessaire)
    • Module d’élasticité
  3. Durabilité :
    • Porosité et perméabilité
    • Résistance au gel-dégel
    • Carbonatation
    • Pénétration des chlorures
  4. Contrôles structurels :
    • Fissuration
    • Retrait et fluage
    • Adhérence béton-acier

Ces contrôles permettent d’assurer la qualité et la durabilité du béton dans son environnement d’utilisation.

Que faire en cas de désordres constatés sur un ouvrage en béton ?

En cas de désordres sur un ouvrage en béton (fissuration, gonflement, éclatements), voici la démarche à suivre :

  1. Effectuer un diagnostic visuel approfondi pour identifier l’étendue des dégâts.
  2. Contacter un expert en pathologie du béton pour une évaluation professionnelle.
  3. Réaliser des essais non destructifs (scléromètre, ultrasons) pour une première estimation.
  4. Procéder à des prélèvements (carottes) pour des analyses en laboratoire.
  5. Identifier les causes : réaction sulfatique interne, gel interne, corrosion des aciers, etc.
  6. Établir un plan de réparation basé sur les résultats des essais et l’expertise.
  7. Mettre en œuvre les solutions adaptées : injections, renforcement structurel, protection de surface.

N’hésitez pas à vous tourner vers une équipe spécialisée pour un diagnostic complet et des solutions durables.

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